Le portrait de Julien Boisselier, acteur

Julien Boisselier

Discret, qui se confond avec la foule…définition du Petit Robert me direz-vous ? Non, portrait simplement, de Julien Boisselier, acteur principal du court métrage la 17ème Marche.

Un peu comme à l’image du film dans lequel il joue, c’est au spectateur de faire sa propre reconstitution car l’unité du personnage réside dans ce qui n’est pas dit ou montré. Effacé, gommé, sans doute pour mieux entrer dans la peau des personnages qu’il doit interpréter. Secret mais bavard, calme mais plein d’intensité, sans façon mais pas familier, voici un homme détaché des liens de la célébrité.

Pourquoi il a accepté de jouer dans un court métrage ? Il a été contacté par Canal+ et il a accepté, rien de plus…c’est vrai il connaissait Karim Adda, réalisateur du court dans lequel il a joué, puisqu’ils avaient envisagé de faire un long ensemble…

Surprenant ! Tant de décontraction et de naturel, on a du mal y croire et on écarquille grand les yeux. Tenez la tenue, un jean, des baskets, une chemise blanche, presque un uniforme vous dit-on… et sa société de production alors ?

Créée pour la réalisation de la 17ème Marche? Non pas vraiment puisqu’il y a un projet de long en développement. Et lui que fait-il exactement dans tout ça? S’occupe-t-il du financement, de l’écriture, non, il « participe » pour reprendre son mot, parce que ce qui compte c’est « le travail en équipe » et les « affinités ».

Pour Julien Boisselier, il faudrait inventer un mot, celui de participateur, -décidément entre le dico et le néologisme cet acteur est un véritable mystère-, et l’on aimerait bien savoir ce qui se cache derrière tant d’impassibilité mutine.

Mais au fait que pense-t-il du court métrage français? « La production française est en général assez attendue, rien d’extrêmement surprenant », et c’est d’ailleurs pour cette raison que le scénario fantastique de la 17ème Marche lui a plu. En effet, dans ce film audacieux et fou, l’interprétation hagarde de Julien Boisselier en proie aux hallucinations, ou face à la réalité, finalement on ne sait plus, donne à ce court toute son ampleur métallique. Comme son univers, le métro.

Alors nous, chez Vodmania, on est très fier d’accueillir un grand comme ça dans notre petit monde du court et on le remercie mille fois. 1 fois, allez même 2, pour s’être si gentiment soumis aux feux de nos questions indiscrètes, et puis 999 fois pour tout le plaisir qu’il nous donne à l’écran.

Découvrez prochainement sur Vodmania le court métrage la 17ème Marche, de Karim Adda, avec Julien Boisselier!