L'entreprise est une comédie qui caricature avec brio les séminaires d'entreprises, censés révélés les personnalités de leurs cadres dirigeants.
Prenons d'abord le cadre champetre du séminaire: plongée du spectateur dans un suspense immédiat nourri de situations loufoques et décalées, scénario halentant propre à satisfaire les attentes du cinéphile le plus exigeant, oscillation continue entre réalité et démesure, ce film expose avec sensibilité et drolerie les failles existentielles de l'individu.
Questions identitaires, sens du devoir, et dépassement, sont autant de thématiques que le jeu des comédiens excelle à mettre en exergue, et dessinent la place de l’homme dans l’échiquier de l’entreprise.
Dérapage justement controlé, brulot doucereux , ou bien encore fable édifiante sur le monde de l’entreprise, ce court bouscule volontairement les codes établis et c’est tant mieux.
Tokyo Jim, de Jamie Raffin, avec Jim Howick, Eiji Kushuhara, Youri Hamanaka
Prenez des hommes d’affaires, ajoutez-y quelques pincées d’argent, mélangez le tout sans oublier la secrétaire, et vous obtiendrez une comédie désopilante sur l’art et la manière de se faire détester. Finalement, Tokyo Jim, c’est un peu comme une recette de grand-mère…quelque chose de vieux comme le monde mais toujours au goût du jour.
Tanghi Argentini, de Guido Thys, avec Dirk Van Dijck, Hilde Norga, Koen Van
Tanghy comme tango, argentini comme argentin…et voilà vous savez tout du film…mais non, chez Vodmania, on pense à vous et on ménage le suspense…
Quelques indices pourtant…l’intrigue se déroule dans le monde du travail, et puis ça parle de Noël aussi…alors, qui donne sa langue au chat ?
Mais avant apprenez simplement que cette comédie a été récompensée par le Grand Prix du meilleur court métrage au Festival d’Aspen, dans le Colorado…Moments délicieux en perspective…
Récompensé par le Grand Prix d'Animation lors du Festival de Clermont-Ferrand 2007, A Feu est une animation traditionnelle entièrement dessinée à la main.
Résolument différent, politiquement incorrect, ce court sort des sentiers battus et ça fait du bien!Alors si la vision du sang vous exalte, et que les histoires de loup ne vous effraient pas, cette adaptation filmée du Loup-Garou est faite pour vous.
Ah la Suisse... mis à part son chocolat et son image de Paradis fiscal, finalement on ne la connaît pas bien... Pour le papa de Karim, acteur principal du film, la Suisse c’est surtout la neige, ses skieuse athlétiques aux tresses blondes, et ses vaches…Très réducteur me direz-vous ?
Et pourtant pas si faux que ça crie haut et fort Hicham Alhayat, réalisateur très coquin du film. C’est d’ailleurs peut-être là tout l’enjeu de ce court métrage, à la fois caricature mais aussi portrait ; portrait notamment d’un fils prêt à tout pour satisfaire les exigences du " Vieux ".
D’ailleurs comment s’empêcher de voir dans ce film quelque chose de religieux ? Un pays, la Suisse, qui a comme un goût de terre promise, un patriarche, un fils chargé d’une mission solennelle, et un personnage féminin aux accents de Vierge Marie. Laissons donc le réalisateur brouiller à l’envi les cartes, et saluons la pirouette : celle d’une comédie satanique, non par ses versets mais par son second degré.